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Gagner 50 000 euros par an ne suffit plus pour accéder à la propriété : le marché de l'immobilier dans le dur

information fournie par Boursorama avec Newsgene 22/06/2026 à 12:48

La Fnaim prévoit en 2026 une baisse des ventes immobilières de 5 % par rapport à 2025. (illustration) (Samuilawfirm / Pixabay)

La Fnaim prévoit en 2026 une baisse des ventes immobilières de 5 % par rapport à 2025. (illustration) (Samuilawfirm / Pixabay)

Avec une baisse du nombre de propriétaires et un accès au crédit de plus en plus restreint, le marché immobilier se contracte. Seuls les ménages aux revenus élevés parviennent encore à acheter, tandis que les jeunes et les investisseurs locatifs sont écartés.

La Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim) dresse un tableau préoccupant du marché immobilier français en 2026. Son président, Loïc Cantin, interrogé par Le Figaro , constate une baisse du nombre de propriétaires en France, une première depuis dix ans. Une plus grande part de la population française est désormais écartée de l'achat immobilier.

L'investissement locatif s’effondre, avec une part des investisseurs divisée par deux en cinq ans. Les secundo-accédants ne changent pas de logement, préférant conserver leur crédit avantageux obtenu autour de 1 %. Aujourd'hui, acheter avec moins de 50 000 euros de revenus annuels est désormais quasi impossible. « On assiste à une paupérisation de l’accession à la propriété », regrette Loïc Cantin.

Des prix qui ne baissent pas suffisamment

Principal problème : les prix qui ne baissent pas significativement (seulement -0,1 % sur un an en juin 2026), tandis que les taux de crédit continuent de progresser. Les jeunes sont les premiers concernés par ces difficultés : 60% d'entre eux peinent à se loger et un tiers a renoncé à ses études faute de logement.

La Fnaim espère un rebond prochainement. Historiquement, la baisse des volumes de ventes précède toujours une chute des prix. L'exemple de 2023 en atteste : les biens surévalués se sont adaptés au pouvoir d'achat réel des acheteurs, avec des prix en baisse de 12 à 15 %. Pour 2026, la fédération table sur 920 000 ventes, soit une baisse de 5 % par rapport à 2025.

11 commentaires
  • 17:55

    Depuis 50 ans nous sommes passés de la redistribution de la production industrielle à la fiscale. Pas d'inquiétude, mélenchon va mettre le coup de grâce, ce sera le bouquet final à moins que les français comprennent qu'en se réveillant on pourrait faire mieux. Attention, l'herbe n'est pas toujours plus verte dans le jardin du voisin.


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